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Les marches du Sud Ouest et des Chemineux se poursuivent en Ile de France !

journal des Marches - Ah ! Paris !

mercredi 27 avril 2005, par le réseau d’AC !


VENDREDI 29 AVRIL

Les marcheurs du « Printemps des Précaires  » et les « Chemineux de la Colère  » n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer le drame qui se déroule depuis 45 jours en plein coeur de Paris.

Nous avons aujourd’hui rencontré les sans papiers du 9e collectif dont une douzaine, de différentes nationalités, sont en grève de la faim depuis 45 jours. Des militants, des citoyens se relayent pour leur apporter un soutien moral.

Nous savons, toutes et tous, que nous ne resterons pas simplement témoins de cette atteinte àl’humanité. Nous appelons àune solidarité large et active.

Que le 1er Mai puisse être le jour où, ensemble, nous ferons fléchir le gouvernement.

Les marcheurs au soir d’une journée de printemps bien amère.


JEUDI 28 AVRIL

Les marcheurs du Sud Ouest et les Chemineux de la Colère
ont été invités par AC ! Saint-Denis au débat sur la précarité qu’il organisait avec les sans papier du 93.

Nous sommes sont arrivés àl’heure dite (18 h) mais nous avons du attendre près d’une heure dans le hall d’accueil de la Bourse du Travail.

Heureusement nos chants, de temps àautre, ont rompu le silence pesant et les regards fuyants de quelques militants d’AC ! Ile de France.
Vers 19 h, Sylvie (d’AC ! Saint-Denis) vient nous chercher pour commencer le débat.
Plus de 80 personnes vont y participer.

La parole est donnée aux deux marches et nous pouvons apporter nos témoignages sur notre printemps des précaires. Les sans papier (Collectif 93 et 9e collectif) font le lien entre les différentes formes de précarité. Notre attention est attirée par la grève de la faim de douze personnes du 9e collectif dont certaines en sont àleur 44e jour.

L’échange se prolonge autour d’un repas organisé par les sans papiers, AC ! Saint-Denis et AC ! Aubervilliers.

En trois jours de présence àParis, c’est le premier véritable accueil qui nous a été fait en tant que marcheurs et nous remercions AC ! Saint Denis ne nous avoir donner la possibilité de nous expliquer.


MERCREDI 27 AVRIL

... les marcheurs ont décidé de remarcher.

Partis de notre appartement « de fonction  » parisien avec deux banderoles (Sud Ouest, Montluçon) nous avons traversé un Paris que les précaires ne font que regarder de l’extérieur : Galerie Vivienne, jardin du Palais Royal pour arriver au Louvre et àsa pyramide. Là, barrage de la sécurité... la place du Louvre est soit disant un espace privé, impossible àtraverser avec des banderoles. Après vingt minutes de palabres (et un attroupement de badauds) nous avons pu continuer notre route vers le Jardin des Tuileries... Nouvel arrêt « sécurité  » !!!

Tout cela nous a permis de beaucoup discuter, surtout avec des touristes (et en particulier des russes).

Notre « traversée de Paris  » nous a conduit jusqu’à
l’Assemblée Nationale par le Pont de la Concorde. Un comité
d’accueil nous attend et nous amène sur une petite place (un peu àl’écart) et Marie va négocier une entrevue. En effet, par téléphone, le matin, il avait été entendu qu’un attaché du président de l’Assemblée nous recevait. Mais, un précaire au téléphone... pourquoi pas... Un précaire (et même plusieurs)... c’est non. Devant ce refus, nous n’insistons pas et décidons de rejoindre Mathis.

Mais, maintenant, la police, les RG, la Préfecture savent que nous marchons dans Paris. Nous ne pouvons plus prendre le pont de la Concorde (que nous venons pourtant de traverser sans problème). Le RG de service nous guide et veut nous imposer « l’itinéraire de la Préfecture  ».
Nous bifurquons sur les quais, puis obligés de remonter, nous prévenons notre « suiveur  » que nous allons prendre le métro.
Très obligeant il nous indique la station la plus proche et... continue ànous suivre.
Nous décidons alors de nous éclater en petits groupes.
Aristide et Philippe se plantent avec leur banderole, sur une place, devant une statue de Jeanne d’Arc. Le RG hésite, puis décide de suivre ceux qui marchent. Mais un autre RG, en voiture, suit la banderole pour se retrouver devant un sens interdit. Pas chouette pour lui !!!
Nouvelle division... nouvelle hésitation... nous ne sommes plus que quatre (mais toujours suivis !). Nous rentrons dans le métro, notre fidèle accompagnateur nous laisse monter dans la rame et enfin nous abandonne.

Nous nous retrouvons tous, sains et saufs, àMathis.
Finalement, marcher dans Paris est beaucoup plus fatiguant que d’arpenter les rues provinciales.


MARDI 26 AVRIL
arrivée sur Paris et jonction avec la marche du Sud Ouest...

Après 5 kms de balade aux bords de la Seine, nous, Chemineux de la colère, avons retrouvé la « civilisation  » sous forme du béton de la Place Agora àEvry où AC ! 91 et la CNT nous ont accueilli-e-s. En effet, depuis 7 ans,
ces copains ont l’habitude de poser leurs stands sur cette place.

Nous avons diffusé notre matériel dans ce temple moderne de la consommation et nous avons pique-niqué entre un « Flunch  », une brasserie et un vendeur de hamburgers. Nous avons ainsi démontré que nous pouvions nous réapproprier
l’espace public (y compris commercial) pour des repas conviviaux.

Les échanges avec les passants ont été nombreux...

Grâce àAC ! 91 nous avons été hébergés dans un gymnase. Le gardien, Gaby, nous a préparé la salle, s’est levé très tôt ce matin pour nous faire le café et, en plus, nous a guidé avec sa voiture pour nous mettre sur la bonne route vers Paris. Merci àlui.

Ce mardi matin, nous avons donc atteint Paris, en voiture (eh, oui, nous avons un peu triché). Grâce àPhilippe d’AC ! Aubervilliers, un lieu peut nous accueillir et nous y avons déposé nos affaires avant de prendre bus et métro (eh, oui, fini l’air pur !) pour rejoindre la gare Montparnasse.

Là, les marcheurs du Sud Ouest ont débarqué, sans problème de leur TGV (transport gratuit), accueilli-e-s par nos chants, nos drapeaux et nos banderoles.

Tous ensemble nous avons entraîné deux RG dans le métro jusqu’àla CAPI (Cellule d’Appui Pour l’Insertion), occupée par un groupe de chômeurs, précaires et intermittents. Nous y attendons un possible hébergement (plus pratique qu’Aubervilliers) offert par la mairie de Paris.

Les deux marches (Sud Ouest et Montluçon) enfin réunies, le 26 avril 2005.

- carnet de la marche du Sud Ouest (partie de Bayonne).
- carnet de la marche des Chemineux (partie depuis Montluçon).


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