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Un an de plus au RMI àcause d’une erreur d’appréciation de la commission locale d’insertion sur une formation

jeudi 22 décembre 2005


M. A, est âgé d’une trentaine d’années.

Pendant longtemps, il a enchaîné les vacations dans l’animation scolaire, animé des colonies de vacances.
Mais toutes ces expériences, si elles lui conviennent professionnellement parlant, ne lui permettent pas d’avoir des revenus suffisamment importants et stables pour couvrir ses besoins.

Il se retrouve dans une période difficile où il n’a plus que le RMI pour vivre. Il décide donc de trouver une formation qui lui permette d’obtenir un diplôme qualifiant dans sa branche lui permettant notamment de passer certains concours nécessaires pour accéder àun emploi stable.

Il effectue ses recherches de manière autonome, le service RMI parisien où il est suivi s’avérant incapable de l’informer. Il s’avère qu’une université propose une licence d’un an en Sciences de l’éducation parfaitement adaptée àses besoins, et d’un coà»t de loin inférieur àcelui des centres de formation privée.
Titulaire d’un DEUG, M. A, en accord avec son référent RMI, propose donc cette formation àla commission locale d’insertion.
Après examen, celle-ci lui demande de mieux motiver sa demande, notamment sur les possibilités d’insertion professionnelle àcourt terme après cette formation. En effet, dans la loi sur le RMI cette insertion professionnelle rapide est la condition pour valider une formation.

Nous sommes àla mi-septembre. M. A complète donc son dossier notamment en fournissant de nombreux exemples d’offres d’emploi qui mentionnent cette formation. Il insiste sur la nécessité d’une réponse rapide de la CLI dans la mesure ou la période d’inscription est bientôt close et s’engage àassumer seul les frais d’inscription. Son référent RMI donne encore une fois son accord.
La CLI répondra fin octobre : elle valide le contrat, ce qui enlève àM. A toute possibilité de recours contre la décision, mais refuse la formation, sans motiver ce refus.

Nous intervenons donc auprès de la responsable parisienne du RMI : celle-ci reconnaît qu’il s’agit d’une décision inepte , prise en totale méconnaissance de l’état des débouchés dans ce secteur. Mais il est trop tard pour l’inscription. Embarrassée, cette responsable propose àMr A de trouver une formation équivalente dans le privé , donc beaucoup plus chère, que le Département prendrait en charge. Mais il faudra de toute façon attendre la prochaine période d’inscription et dans l’attente la seule proposition est donc le maintien au RMI.

M. A va donc perdre un an, en petits boulots ou en survivant avec le RMI, alors que son projet était parfaitement viable.


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