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Alarme silencieuse contre chômeurs énervéEs

lundi 29 mai 2006, par Dominique

Alerte, chômeur en vue : danger imminent


L’anpe rassure ses petits poucets de conseillerEs en mettant en place, dans chaque agence, une alarme dite "silencieuse". Bientôt chaque agent qui s’estimera en danger aura la possibilité de déclencher un message d’alerte de son poste informatique.

Quel danger demanderez-vous ? Non pas qu’un trésor soit caché, l’illusionnisme de l’offre CDI dans les coffres ne leurre plus.

Non, le réel danger, ce sont les demandeurs d’emploi. Quoi de plus suspect qu’un DE qui persiste àvouloir rester inscrit ? C’est vrai qu’en ces temps de contrôle, d’aller-retours tous les mois pour 15 minutes d’entretien après 45 minutes d’attente ... pour rien, a de quoi entamer le capital patience des chômeuses/meurs les plus tendres. Poivrons par une convocation de la direction du travail, l’obligation d’écrire un mot d’excuse pour un simple décalage de rendez-vous de 10 minutes, le renvoi incessant de coupon-réponse àdes propositions d’offres d’emploi motivant que vous, informaticien, ne pouvez accepter de poste de serveur, compte tenu de votre scoliose, plus un avertissement avant radiation car vous avez omis de retourner un coupon-réponse sur les 10 propositions envoyées cette semaine (ah ah on vous a bien eu hein !!!) ... sà»r, vous êtes certainement un délinquant en devenir.

D’un côté, un DE encore en vie, de l’autre unE agentE lobotomiséE... seule issue, seul moyen de communication donc : l’alarme silencieuse. L’établissement ANPE sait toujours satisfaire la demande.

Vous avez ri, pas encore pleuré ? lisez la suite.... satisfaction toujours garantie àl’Anpe.

Commission de "réflexion"

Actuellement, le stade du débat concernant cette alarme qui absorbe (ou nourrit) l’épuisante réflexion des managers, en est àla grande question des options de déclenchement.

Au terme de 2 réunions hebdomadaires consacrées àce dit sujet, et après deux tours de brain-storming on peut synthétiser les propositions de déclenchement en trois possibilités :
-  soit un double-clic sur une icône (hésitation sur la couleur, rouge, verte ou bleue ...) ?
-  soit une icône, en bas, en haut, àdroite, ou sur la barre des tâches ?
-  ou peut-être un raccourci clavier, Ctrl+alt+w (Ctrl+alt+supprime étant déjàpris...)

Pour la suite, au moins deux prochaines réunions seront dédiées au choix de l’option de déclenchement, puis àla mise en place des actions àengager.

Car, supposons que le choix se soit porté sur le "ctrl-alt-w" (entorse du doigt garanti en sus-essayez !), reste àdéfinir le choix de la cavalerie pour venir àla rescousse du pauv’ conseillère/er.

Pour l’instant le scénario suggéré est le suivant :
L’agentE voisinE du "ctrl-alt-w" cesse son activité, rampe jusqu’au bureau blindé du directeur adjoint, s’aperçoit qu’il n’est pas là, se hisse alors jusqu’au bureau du blockhaus du directeur, pas lànon plus, redescend àquatre pattes àla cafétariat pour les arrêter dans leur break-think-coffee. Après leur avoir alors objectivement présenté la situation, cette "Elp" (équipe locale de pilotage - ça ne s’invente pas !) prend donc mesure de cette affaire et jauge l’opportunité ou non de demander l’assistance auprès des agents.

Respectueuse des bonnes règles de conduite en matière de gestion des ressources humaines, des périodes d’échange de pratique, de bonnes idées et des simulations sont prévues. Concernant les bonnes idées, nous pouvons ce jour vous révéler celles qui ont été rejetées : le siège DE avec option éject télécommandable du poste conseiller ; la fouille complète avant l’interrogatoire suivi mensuel ; l’entrée payante ; la fusion Police/Assedic/Anpe ; la matraque 3ème génération (je l’aurais, je l’aurais !) et des offres CDI payées deux fois le smic (no comment).

Moralité : shut, faut surtout pas divulguer, c’est SILENCIEUX.

(petit commentaire : avez-vous remarqué comment on casse les têtes, "alarme"-"silencieuse" c’est-y pas contradictoire, paradoxal ??? casse-tête-miette ça s’appelle)

INSTALLATEUR INSTALLATRICE DE SECURITE-ALARME "CHÔMEUR/EUSE" (code métier ROME 52311)

En réponse àla politique de criminalisation semée par le gouvernement actuel, et de manière àrenforcer l’idée d’insécurité dans les consciences, l’Anpe a décidé de terroriser ses conseillèrEs àl’emploi en transformant chômeurs et chômeuses en public potentiellement violent.

Dans ce cadre, l’Anpe a opté pour la mise en place dans chaque agence d’une alarme silencieuse.
Fonctionnalité qui permettra donc àl’agentE en question de déclencher un signal dès qu’il/elle percevra dans le profond regard du demandeur une déplaisante surbrillance, risque d’une intelligence ennemie.

Votre mission sera donc d’installer sur chaque poste informatique ce système d’alarme, opérationnel et accessible pour chaque agentE. Vous devrez le rendre permanent pour qu’il n’y ait pas relâche dans les consciences, et que veille toujours cette idée qu’un DE porte le germe de dangerosité.

En effet, toute personne qui n’entre pas dans la marche forcée est en tout état de cause rebelle. Qui plus est, elle considérée comme inclassable et suspecte compte tenu des quelques millions d’offres non encore pourvues.
Responsable et coupable, tout chômeur/euse se met donc volontairement en situation de marginalisation et donc d’alerte pour la société, via le conseillerE.
L’établissement Anpe, conforme àson statut d’établissement public, fait figure ici de très bon élève en appliquant avant promulgation la loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance.

Lieu de travail Anpe- travail de nuit
Expérience installateur sécurité en banque, établissement pénitentiaire
Formation Casier judiciaire vierge
Salaire indicatif Smic public
Vos qualités respect des règles de secret-défense
Secteur d’activité organisme social

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