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CHRONIQUES QUOTIDIENNES DES MARCHES

dimanche 10 juin 2007


Mai/Juin 2007 : la marche contre la précarité vers le G8 de Rostock

N°15 Dimanche 3 juin 2007... et la suite
ROBOCOPS àROSTOCK
Derniers pas pour la Marche contre la précarité

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN

11h00 :
Après un réveil dans le gymnase et petit déjeuner dans la cour, départ
pour la manif. Rendez-vous àSchutow, sur une des deux demi-manifs qui doivent converger vers le port (l’autre moitié de la manif partant de la gare centrale).

15h00 :
Arrivée de la manif. Une grosse partie des 80000 manifestant fait la queue pour acheter saussices et grillades, pendant que les stands
àl’enseigne Rostocker, la bière locale, attendent les clients...
Un peu plus loin, des affrontements entre policiers et manifestants. Six ou sept voitures brulées ou mises sur le côté, une ou deux vitrines cassées suite, semble-il, àun raid de flics dans la foule, permettront de justifier plusieurs dizaines de millions d’euros de dépenses policières.
Les marcheurs, eux, sortirent de la zone de la manif en passant par une zone en chantier pour éviter de se retrouver au millieu d’affrontements...

21h00 :
Après un regroupement au gymnase, les marcheurs vont fêter la fin de la marche dans un restaurant situé àproximité. Pas mauvais, mais visiblement pas habitué àrecevoir des groupes de plus de 70 personnes. Certains marcheurs, voyant d’autres quitter la table alors qu’ils attendaient encore leur entrée ont une fois de plus envisagé de sortir un "Guide Michelin du voyageur militant", donnant des étoiles aux meilleurs étapes (hébergements en gymnases, pauses casse-croute sous les ponts, etc...)...

3h00 du matin :
En exclusivité pour les noctambules rentrant se coucher dans un gymnase plein àcraquer de marcheurs et manifestants amis : un splendide concert de ronflements donné, semble-t-il, par une bonne majorité des dormeurs.
 ;-)

DES NOUVELLES DE LA MARCHE, ET DE LA CHRONIQUE (PAR PATRICE SPADONI)
La Marche contre la précarité s’est achevée le samedi 2 juin, se fondant dans la grande manifestation des anti-g8 : plus de 85 000 manifestants (selon les organisateurs) ont envahi Rostock.
Une manifestation plutôt pacifique et bon enfant, mais ponctuée d’affrontements sérieux avec une police armée provocante et omniprésente.
Les marcheuses et les marcheurs ont achevé une aventure de deux semaines. Ils étaient plus d’une quarantaine de militant(e)s d’associations et syndicats de France et de Belgique, presque autant d’Allemands - avec leur « marche des bicyclettes  », et près d’une vingtaine de chômeurs et précaires polonais.
Beaucoup ont maintenant quitté Rostock.
Quelques-uns vont rester pour participer au Contre - sommet qui se poursuit durant toute la semaine du G8. Jacques Belin est du nombre. Il nous enverra régulièrement des articles que vous pourrez lire dans les prochains numéros de cette « Chronique des marches  ».
Vanessa reste également sur place. Ses talents de germanophone seront souvent sollicités, mais elle n’oublie pas sa participation au projet de Canal Marches et compte bien filmer des entretiens avec des acteurs des mouvements sociaux allemands.
Nous avons pratiquement réussi àtenir le pari des « chroniques vidéo  » quotidiennes réalisées par des « marcheurs vidéastes  ». Au prix d’efforts de toute l’équipe, efforts qui méritent d’être salués. Les dernières vidéos ne sont pas encore en ligne, notre monteur ayant dà» quitter la marche précipitamment, frappé par le décès d’un ami très proche. Mais ce n’est que partie remise.
Nous allons mettre en place un atelier de montage collectif durant cet été avec les « marcheurs vidéastes  », pour achever la réalisation des chroniques, mais aussi pour reprendre des séquences qui n’ont pas pu être montées « Ã chaud  ». Par exemple, des entretiens approfondis avec les Sans domicile de Charleroi, sur leur expérience de contre-société, ou avec les militant(e)s japonais(es) qui ont participé àla marche.
Ces montages, les textes, les photos, seront reportés sur un DVD et donneront lieu àune ou plusieurs projections publiques àla rentrée.
Et la présente chronique restera sur la toile, trace vivante, originale, d’un épisode des luttes des « Sans voix  ».
La Marche continue...
Patrice Spadoni
Vendredi 1er juin

N° 14 - vendredi 1er juin Le départ pour Rostock

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN du 1er juin

10h00 :
Réunion des marcheurs.
Le principal point est bien sà»r le départ vers Rostock, et
plus exactement notre arrivée en fonction des éventuels
barrages policiers.
D’autant plus que tôt ce matin, des flics sont venus, ont
interrogé le gérant du village ànotre compte (comme s’ils ne
savaient pas qui nous sommes, pour aller directement dans un
village de vacances planqué en pleine nature...) et surtout se
sont intéressé de très près aux véhicules. Et en faisant
plusieurs remarques quant aux bus des hollandais.
Méfiants, nous décidons de faire le chemin en convoi, avec le
bus en première position afin de pouvoir intervenir s’il était
bloqué àun barrage.

12h30 :
Pendant que nous sommes en plein préparatifs du départ,
un hélicoptère est visible dans le ciel, dans la direction du
Bombodrom. Apparament, il s’intéresse aux rassemblements qui
commencent...

14h30 :
Arrivée aux abords du point de rendez-vous de l’action
du Bombodrom. Un barrage de flics. Les deux voitures trainant
des remorques sont refoulées (pas grave, de toutes façons il
n’était pas prévu qu’elles fassent toute l’action, car étant
limitées en vitesse, elles ne pouvaient pas faire partie de
notre convoi et devaient partir plus tôt).
Un peu plus loin, nous descendons des véhicules et rejoignons
les autre manifestants. Marche jusqu’au lieu où les
manifestant installeront un campement cette nuit, pendant que
d’autres continuent jusqu’au "Pink Point", une vielle
batisse dans la zone militaire, qu’il commencent àpeindre en
rose ;-)

17h00 :
Départ pour Rostock.
Mauvaise nouvelle avant de partir : Le gymnase où nous devions
être hébergés ces deux prochaines nuits n’est plus disponible.
Il y en aurait un autre au sud de Rostock...
Sur l’autoroute, plusieurs convois de flics allant... dans
l’autre direction !

19h35 :
Alors que nous étions dans la dernière ligne droite avant
Rostock. Nous tombons dans un vrai get-appent : A une
intersection, plusiers camions de flics nous coupent
la route, alors que d’autres arrivent par derriere !
Détournement sur un parking, où nous nous arrètons.
Immédiatement, un nombre impressionnant de flics nous
entourent et demandent nos papiers (enfin, àtous ceux des
autres véhicule apparament, pour le notre seuls ceux du
conducteur sont vérifiés...). suit une fouille des véhicules
très sommaire pour la plupart beaucoup plus longue pour
la voiture allemande du convoi.
Mais, comme cela était redouté, c’est le bus qui intéresse le
plus les flics. Au bout d’un moment, il est visible qu’ils
cherchent une excuse pour le bloquer. Cependant, il semblent
qu’ils veulent faire les choses dans les rêgles, puisque même
des motards seront appelés pour examiner le bus...
Petite note amusante pendant que nous attendons la suite des
évenèments : Nous nous apercevons que les flics nous emmené
sur le parking où nous devions aller pour attendre le guide
qui devait nous ammener ànotre lieu d’hébergement !

21h10 :
La décision est officiellement prise : Le bus est bloqué,
pour cause de fuite d’huile.
Ne serait-ce pas une excuse pour priver les participants
aux blocages du G8 d’un transport
Nous partons donc vers le gymnase de la rue Pawlowski pour
décharger les affaires, les mini-bus faisant ensuite un autre
aller-retour pour aller chercher les occupants du bus.

22h00 :
Après que nous soyons installés dans ce gymnase tout ce qu’il
y a de plus moderne, mais avec seulement 7 prises de courant
acessible àtout le groupe (environ 80 personnes ce soir,
et on attend encore du monde pour demain...), certains mangent
et passent la soirée sur le lieu, pendant que d’autres partent
en chasse d’un café ouvert dans une ville totalement
endormie...
Pendant ce temps, dans le centre ville, quelques ouvriers
terminent de baricader des vitrines...

N°13
Jeudi 31 mai - près de Rheinsberg
Presque des vacances !

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN du 31 mai

09h00 :
Superbe matinée ensoleillée.
Petit tour du village de vacances, constitué d’une soixantaine de bungallows, dont nous sommes quasiment les seuls occupants en cette pré-saison touristique. Des petits yatchs passent de lac en lac en utilisant le réseau de canaux creusés àcet effet.
Ce village est un des multiples résultats de la désindustrialisation de la région après la chute du mur de Berlin et sa reconversion au tourisme. Evidemment, si des concessions ont été faites en terme d’implantation des différents villages de vacances, il est bien sà»r interdit de pêcher et chasser. Un couple de canards qui fait régulièrement l’aller-retour devant nos bungallows peut en témoigner... ;-)

10h00 :
Réunion de tous les marcheurs.
Tout d’abord explication de notre présence ici, àdes tarifs ultra-privilégiés : Le gérant est un militant contre le "Bombodrom", un camp militaire servant de terrain d’exercice pour le lacher de bombes "chirurgicales", comtre lequel une bonne partie de la région est mobilisée. A l’occasion du G8, une action d’occupation symbolique est prévue demain, et ils comptent beaucoup sur notre présence... ;-)
Ensuite, premier point d’explication, cartes àl’appui, des différents lieux àRostock (Lieux d’hébergement, convergence centers, parcours de la manif de samedi...)
Le reste de la journée, c’est quartier libre pour tout le monde. Beaucoup en profiteront pour se promener aux alentours et contempler canards, renards ou biches vivant dans ici...

18h30 :
Départ pour Rheinsberg, pour un concert de musique classique jouée dans une église par un groupe militant, dans le cadre des mobilisations contre le bombodrom. Ensuite, dans le même lieu, réunion d’information sur l’action de demain.

20h00 :
Pendant de temps, au camp, arrivée de la marche est-allemande, composée de 25 participants venant de l’ex-Allemagbe de l’est, Pologne, Bielorussie... Grosse différence par rapport ànotre caravanne : celle-ci s’est déroulée àvélo !

22h00 :
Retour au camp pour ceux qui étaient àRheinsberg. Repas en commun et soirée au camp, après cette journée durement gagnée.
 ;-)


N°12 Mercredi 30 mai - HAMBOURG ET LE CENTRE DE RETENTION – RHEINSBERG

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN du 30 mai

08h45 :
Après avoir avalé un café, un petit groupe de marcheurs rejoint le lieu de rendez-vous pour la manifestation devant un centre de rétention situé àune heure de route de Hambourg (désolé, je n’ai pas le nom exact du lieu). Nous partons en car, affrété par les organisateurs. Le car de la Caravanne des Migrants est bien sà»r du voyage.

11h00 :
Arrivée aux abords du centre de rétention. En pleine nature, àdistance du village.
Plusieurs véhicules de flics nous attendent. Ils annoncent qu’ils vont nous fouiller pour voir si nous ne portons rien de dangereux, mais qu’ils ne controleront pas nos identités.
Après un controle très symbolique (nous serons plusieurs àne pas avoir été fouillés), nous entrons dans le bois en ordre de manifestation jusqu’àla clairière où se situe le centre.
Là, au moins autant de flics que nous. Inutile de dire que la consigne de ne pas s’approcher des clotures de moins de deux mètres est respectée. (il faut dire qu’il y a quelques années les manifestants avaient escaladé les clotures et qu’il y avait eu plusieurs arrestations).
Les différents groupes composant la manif commencent àprendre la parole, pendant que de l’autre côté du portail d’entrée, des immigrés arrivent peu àpeu.
Certains sortent aussi pour prendre la parole pour témoigner sur leurs conditions de détention. Pas étonnant, puisqu’en Allemagne ces centres hébergent aussi bien les sans-papiers en instance d’expulsion que les demandeurs d’asile qui peuvent entrer et sortir comme ils veulent (enfin, ne pas oublier qu’on est en pleine campagne et que le simple fait d’aller faire des courses devient une véritable expédition...). Ces centres servant aussi pour les démarches administratives des demandeurs d’asile.

15h00 :
Retour àHambourg. Nous retrouvons les autres ànotre quartier général (le café d’hier soir bien sà»r, pas l’autre local...).

17h00 :
Nous partons vers Rheinsberg, àenviron 80 km au nord-ouest de Berlin.
Nous ne devions y aller que jeudi soir, mais étant donné les conditions d’hébergement et le peu d’intéret politique àne rester àrien faire pendant deux jours àHambourg, la décision d’écourter cette étape a vite été prise.

20h00 :
Arrivée dans un magnifique petit village de vacances entouré de lacs, au coeur d’un parc naturel. Nous dormirons dans des petits bungalows de six personnes.

N°11
Mardi 29 mai - Hambourg

Sous une pluie battante toute la journée. RV annulés. Accueil mitigé...

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN du 28 mai

7h00 :
Réveil progressif. Les participants àla marche des migrants
partent en premier, pour Hambourg.

11h00 :
Il pleut. Une conférence de presse est prévue dans les locaux du syndicat Ver.di. Nous nous y rendons àpied, après que certains des marcheurs aient fait une petite razzia de parapluies offerts gratuitement par un magasin local...
C’est une conférence commune avec la marche des migrants, où sont evoquées aussi bien les questions du chômage que de la liberté de circulation.

12h30 :
Nous nous rendons, toujours àpied et sous une pluie battante, dans les locaux de l’association Aslo, qui aide les chomeurs dans leurs démarches contre les anciens employeurs et l’administration.
Les soupes qui nous sont servies sont très bien accueillies en raison de la température ambiante !

14h00 :
Gros problème. Suite àdes problèmes d’organisation qui mettent bien àmal la réputation allemande, nous ne savons pas ce que nous allons faire àHambourg, où nous devons rester deux jours, ni même où nous allons dormir...
Différentes possibilités sont évoquées, y compris la location de chambres dans des auberges de jeunesse. Nous décidons finalement de partir pour Hambourg, avec une adresse où nous nous regrouperons. Trajet àpied, sous la pluie toujours aussi battante, pour rejoindre les vehicules...

17h00 :
Notre mini-bus arrive le premier àl’adresse indiquée. Un local partagé entre le PC allemand et un parti politique kurde. Visiblement, on est prévenu de notre arrivée, mais sans plus. On nous emmène dans une petite pièce au sous-sol, on dégage les tables de quelques drapeaux et banderoles, et on nous oublie...
Au bout de quelques dizaines de minutes, nous décidons de nous réfugier dans un café au coin de la rue, bien placé pour voir les autres marcheurs arriver et les inviter ànous rejoindre.
Nous y resterons toute la soirée, et discutons notamment du programme du lendemain : La rencontre avec les dockers de Hanbourg étant annulée, pour cause de période de rediscussion de convention collective, nous devrons nous rabattre àsur journée de repos, soit sur une visite guidée de statues de membres du Parti Communiste, soit rejoindre la caravne des migrants pour aller manifester devant un centre de rétention.
Faites votre choix..

23h00 :
Nous retournons dans le local que nous avons visité tout àl’heure, pour y dormir. Dans le local, une femme dont je me demande toujours si elle était làpour nous accueillir ou nous surveiller...

N°10
Lundi 28 mai - Dusseldorf / Osnabrück / Oldenbourg
La Caravane des Marcheurs converge avec la Caravane des Migrants..

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN du 28 mai

10h00 :
Départ de Düsseldorf sous la pluie.
Attention aux copains qui voudraient aller àRostock avec une remorque attachée àleur voiture : Quand vous êtes sur l’autoroute, restez sur la file de droite et ne dépassez pas les 80 km/h. Sinon, il vous en coutera 150 euros, comme cela s’est passé pour un des véhicules de la caravane...

12h00 :
Arrivée àOsnabrück. Il pleut toujours. Le petit barbecue que nous
préparent les syndicalistes de Ver.di, on le mangera àl’intérieur...
Suit un débat sur le chômage en Allemagne, puis une petite scenette
humoristique mettant en jeu un patron et deux employés.

15h30 :
Départ pour Oldenbourg.
Sur l’autoroute, un convoi de véhicules de police nous dépasse. Un des
camions est plein de sacs àdos. Inutile de demander où ils vont passer
les prochains jours...

17h30 :
Arrivée àla gare centrale d’Oldenbourg, lieu de départ d’une
manifestation devant parcourir la ville.
Premiere chose qui marque aux abords : un nombre impressionant de
véhicule de police. Et plus de deux cent policiers entourant les
manifestants. Il faut dire que les participants sont un peu
plus radicaux que celles que nous avons fait ces derniers jours.
Cette manif marque surtout la convergence entre deux caravannes. La notre et la Caravanne des Migrants, qui sillonne l’Allemagme depuis plusieurs jours. La manifestation sera donc centrée aussi bien sur les questions de précarité que de libre circulation. A noter que les textes et commentaires dits àla sono étaient tous traduits en français ànotre
attention. :-)
Ceci dit. les participants de la marche des migrants n’apprécient pas trop que leur cortège soit étroitement encadrés par les flics...

20h30 :
Après la manif, nous nous partons àl’Alhambra, un centre social
alternatif (ouvert il y a 30 ans !), où nous mangeons. Malheureusement, le ratard pris par la manifestation fait que le débat en pleinière et
les différents ateliers prévus après n’auront pas lieu.
Premiers échos d’incidents, àla frontière suisse.

23h00 :
Hier, on nous a dit qu’on allait dormir dans un gymnase et on s’est
retrouvé dans une maison, làon nous dit qu’on dort dans un hotel et on se retrouve dans un gymnase ! Ils ont une drole de façon de nommer les lieux les allemands ;-) Plus serieusement, ce n’est pas tout àfait dans un gymnase que nous nous retrouvons, mais dans la salle des fètes d’un hotel qui ressemble furieusement par ses dimensions àune salle de gymnase...
Heureusement que c’est grand d’ailleurs, car peu après notre arrivée nous sommes rejoints par les membres de la caravane des migrants, qui passeront aussi la nuit aussi.
Excellente occasion pour faire connaissance (nous devrions nous
croiser plusieurs fois avant Rostock), d’autant plus que le
bar de l’hotel nous est ouvert jusqu’àune heure avancée de la
nuit.

N°09
Dimanche 27 mai - A DUSSELDORF
Visite politico-historique de la ville

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN du 27 mai

11h00
Matinée pluvieuse. Petite étape, moins de 50 km, pour aller àDusseldorf. Nous ferons donc le parcours en cortège. C’est dimanche, les rues sont quasiement vides si ce n’est un autre cortège de voitures : toutes des Triumph de collection.

11h30
Arrêt devant l’usine Bayer de Leverkusen. On sort banderoles et drapeaux, malgré la quasi-absence de gens pour les voir, puisque l’usine est fermée le week-end. Quelques flics sont quand même làpour surveiller..
L’usine vient de sortir de sept semaines de grève, portant sur diverses revendications (salaires, conditions de travail...).
Quelques gouttes de flics commencent àtomber. Les flics se réfugient aussitôt dans leur voiture.

13h00
Arrivée àDüsseldorf. Le lieu devant nous accueillir n’ouvrant qu’à15h30, nous grignottons quelques spécialités locales sous un des ponts traversant le Rhin puis passons àune autre occupation.
C’est dimanche on se détend : Visite politico-historique de la ville, en commencant par le siège du parlement du Lander de Rhenanie Vespalie (sp ?), construit il y a une dizaine d’années au milieu d’un espace que seule une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes serait remarquée. Un peu plus loin, la tour Mannessman dont les plans initiaux prévoyaient de raser des vielles maisons du secteur, chose empêchée par une mobilisation des habitants. Suivent ensuite visite àla statue d’un des créateurs du SPD (notre guide faisait manifestement partie de ce parti ;-) ), et d’une autre en hommage àun poète connu pour ses écrits politiques (désolé, je ne me rappelle plus des noms au moment où j’écris ces lignes).

16h30
Arrivée au HinderHof, un lieu associatif alternatif, QG local de la préparation des manifestations anti-G8. Nous commençons par profiter du buffet qui nous attend.
Passage dans la petite salle de spectacle pour une présentation des associations locales et du lieu. Hormis un café / salle de spectacle et autres locaux associatifs, il comprend notamment un bureau d’emploi non subventionné. A noter qu’il y a plus de 43000 bénéficiaires d’alllocations de solidarité dans Düsseldorf, une des villes les plus riches d’Allemagne.
Suit ensuite une présentation très détaillée (y compris avec photos satellites des lieux !) d’un des principaux conflits sociaux ayant eu lieu dans la région ces dernières années : Une grève àl’aéroport de Cologne qui a duré plus de six mois, et où les grevistes ont souvent été rejoints par les membres d’autres grèves qui ont eu lieux pendant ce temps.

19h30
Moins de trois heures après avoir mangé, nous repassons àtable ! Il nous semble maintenant évident que nous ne crèverons pas de faim en Allemagne.. ;-)

20h30
Retour dans la salle de débat pour une présentation des marcheurs, suivie d’un exposé sur une des techniques qui seront tentées pendant le G8 pour essayer de passer les barrages policiers.

22h00
Les organisateurs locaux n’ayant pas pu trouver un local commun pour tous les marcheurs, une grande partie est hébergée chez des habitants alors que d’autres sont hébergés dans un gymnase. Enfin, on nous a dit que ça serait un gymnase, nous avons plutôt vu une très sympatique maison au coeur d’un ilot occupé par un jardin d’enfants. ;-)

N°08 Samedi 26 mai - ETAPE A COLOGNE

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN du 26 mai

08h30 :
Départ en ordre dispersé pour Cologne.

10h20 :
Nous passons la frontière, sans même ralentir. L’Allemagne n’a pas
encore fait jouer la clause des accords de Schengen lui permettant de rétablir les contrôles aux frontieres= Ca risque d’être moins simple
pour ceux qui nous suivornt ces prochains jours...

11h30 :
Regroupement des véhicules près de la gare de la gare située
près du centre d’expositions, puis cortège vers la "Maison de la nature", une auberge de jeunnesse qui a servi très militante qui nous hébergera
ce soir. Les affiches et journaux anti-G8 squattent la quasi-totalité
des panneaux d’affichages et présentoirs...

13h00 :
Réception dans les locaux des partis de gauche de la Mairie de Cologne.
Prises de paroles et sandwiches. Michel se voit offrir une photo encadrée du masque posé en haut de la mairie et qui, toutes les heures, tire la langue au pouvoir installé en dessous. Tout un symbole.

15h00 :
Manifestation jusqu’àla place située entre la Cathédrale et le musée
d’art Romain. Un camion-estrade nous et quelques stands nous attendent.
Prises de paroles devant les militants, pendant que tout autour, des
milliers de touristes s’arrètent pour regarder et repartent. Espérons ça
décidera quelques uns d’entre eux àchanger leur programme pour essayer de se rendre àune certaine station balnéaire de la mer Baltique...
Plus loin, sur le parvis de la cathédrale, un petit groupe de militants
d’Attac Allemagne, jouent une petite pièce symbolisant les méfaits du
G8, avec faux évèque et membres du G8. Très petite production, il n’y a même pas assez d’acteurs pour représenter les huit pays...

18h00
Retour àl’auberge de jeunesse pour un débat sur les sans-papiers
Après le repas, Concert et fête dans un lieu un peu plus loin dans la
ville.

N° 07 Vendredi 25 mai - A BRUXELLES AU NOUVEAU SQUATT / A CHARLEROI DANS UN JARDIN...

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN

8h30
Petite discussion sur qui ira àBruxelles pour soutenir les ex-occupants du squatt "La 13e comète" qui sont entrés dans un nouveau lieu hier soir. Malheureusement, faut de conducteur disponible, seul un mini-bus de neuf personnes fera le déplacement (trois autre marcheurs tenteront le déplacement en train, mais suite àun problème de communication ne trouveront jamais le squatt...).
Les autres marcheurs passeront la plus grande partie de cette journée de repos dans le grand jardin d’une militante de Charleroi.

11h00
Arrivés àBruxelles, nous garons notre véhicule et allons àpied jusqu’au squatt. Ceci nous fait passer devant le lieu expulsé hier. Il est toujours surveillé par des policiers.
Arrivés dans la rue de l’Association, juste àquelques patés de maisons de la 13e comète, nous ne trouvons pas le squatt sans redonner quelques coups de télephone...
En fait, alors que nous cherchions une maison de ville àla porte soigneusement fermée, il fallait chercher un grand immeubles de bureaux récent, avec la porte du garage grande ouverte ! En effet, les occupants avaient fait le choix de ne pas se cacher, car ils avaient déjàprévenu le propriétaire qu’ils comptaient l’occuper.
Cet immeuble n’appartenant ànul autre que le ministère du logement de la région wallone... Excellent pour un squatt destiné àsupporter une lute pour le logement !
Bien qu’en raison de la régionalisation administrative de la Belgique ce ministère ne soit pas compétant sur Bruxelles, le but de l’occupation est de faire pression pour qu’il fasse pression sur le propriétaire de la 13e comète pour que les occupants puissent réintégrer le lieu (beaucoup plus "vivable" et adapté aux activités que le nouveau lieu) avec une convention d’occupation courant jusqu’au début des travaux.

15h00
Après quelques discussions, les occupants décident d’officialiser l’occupation par une conférence de presse, à18h. Nous nous nous activons pour préparer les lieux pour cette occasion.
Vide depuis deux ans, l’immeuble de plusieurs milliers de mètres carrés sur sept étages est en relativement bon état. L’eau et l’électricité sont disponibles, bien que la quasi-totalité des lavabos et éviers aient disparu...

17h00
Nous mettons la banderolle baptisant officellement le lieu "Ministère de la crise du logement", quasiment au moment où une discussion téléphonique avec le représentant du vrai ministère se résume àquelque chose comme ceci :
- Vous faites en sorte que nous puissions réoccuper la 13e comète, ou nous occupons cet immeuble.
- Vous pouvez rester."...
La conférence de presse se fera évidemment dans un climat beaucoup plus détendu, le but n’étant plus que de pousser àla réintégration dans la 13è comète.

22h00
Nous rentrons au gymnase de Charleroi.
Nouveaux arrivés : des hollandais. Dans un car encore suffisament vide pour pouvoir reprendre quelques français se retrouvant sans véhicule depuis le départ des clermontois, hier, et des allemands au cours des prochaines étapes.
Une fête (non liée àla marche) a lieu dans la caféteria. Certains marcheurs ne se coucheront qu’à5h du matin, alors que le départ est prévu pour 8h...

N° 06 Jeudi 24 mai - A BRUXELLES / CHARLEROI
Nous apprenons que "La 13e comète", le squatt
bruxellois où nous devions aller dans la matinée, était en train de se faire expulser ...

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN :

8h30
Alors que nous prenions notre petit déjeuner dans la caféteria du gymnase de Charleroi, nous apprenons que "La 13e comète", le squatt bruxellois où nous devions aller dans la matinée, était en train de se faire expulser (Cette fois-ci c’était la bonne, c’était une fausse information que j’avais transmise l’autre jour).
Branle bas de combat. Heureusement, nous étions levés depuis 6h (les femmes de ménage devant nettoyer les lieux avant l’arrivée des groupes scolaires...) nous pouvons précipiter notre départ sans encombre.

11h00
Arrivée àbruxelles, devant la facade de l’église (désacralisée) faisant partie du squatt.
Sur les marches une partie des ex-occupants, les autres ayant pu retourner àl’intérieur pour gérer le déménagement.
Cet immense (et magnifique àce qu’il parait) squatt, ouvert le 1er avril, hébergait 57 familles. Mis en vente àun grand groupe voulant en faire un hotel de luxe, on leur avait donné jusqu’au 24 mai pour quitter les lieux. En ne proposant en retour qu’un lieu ne pouvant reloger qu’une dizaine de familles...

14h00
Après s’ètre concertés avec les ex-occupants et nous être repliés quelques patés de maisons plus loin dans les locaux de "solidarités contre les exclusions" pour discuter de la situation et avaler un sandwich, nous nous rendons, àpied, vers le rond point Robert Schumann, au pied de l’immeuble de la commission européenne.
Une délégation est recue, Comme d’habitude, rien de concret n’en ressort, et surtout pas un texte de soutien aux ex-occupants du squatt, où on nous répond "Ce n’est pas de notre compétence"...

18h00
Retour àCharleroi, où nous sommes reçus par une association carritative àla salle Saint Michel, un lieu historique d’une des premières grandes mobilisations de travailleurs, en 1886.
Après le repas, nous assistons àun débat sur le syndicalisme et la mondialisation où, pour une fois, le nombre de participant exterieur excède largement celui des marcheurs...
Nous retournons ensuite au gymnase pour y passer la nuit. Pas de boissons fermentées àbulles, ce soir, la caféteria est fermée... ;-)

A Bruxelles, les ex-occupants ont réouvert un lieu. Demain étant prévu comme un jour de repos (l’étape de Liège ayant été annulée), nous discutons de la possibilité qu’un groupe de marcheurs revienne les soutenir. On verra ça au petit matin.

N° 05 Mercredi 23 mai - A CHARLEROI
Solidarité avec les SDF !

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN :

9h00 :
Sous un grand ciel bleu qui nous suivra toute la journée, départ pour Charleroi en ordre dispersé. Les postes frontières sont
désespérément vides. Ca risque de ne pas être la même chose lorsque nous entrerons en Allemagne.

12h00 :
Regroupement des marcheurs sur une petite place àl’exterieur du ring (le périphérique de Charleroi). Sandwiches offerts par la FGTB (un des syndicats belges), alors que la ville de Lille avait financé aussi des paniers repas...

14h00 :
Manifestation jusqu’àla mairie de Charleroi. Le bourgmestre prend la parole sur le parvis de l’édifice. Les SDF et les soutiens ne se gènent pas pour lui rappeler qu’il s’etait engagé àfournir des chalets pour les SDF ayant participé au campement du quai de la Sambre.
Par ailleurs, mention est aussi faite des six mois d’occupation de la
basilique (présente de l’autre côté de la place) par des demandeurs d’asile. Occupation qui n’a pas abouti aux régularisations espérées.

16h00 :
Rencontre dans un institut de formation professionnelle. Il,n’y a
malheureusement pas eu effectivement de rencontre entre les marcheurs et les élèves qui ne semblaient pas vraiment motivés pour nous rencontrer, mais ça aura au moins permis àcertains de profiter de la salle informatique pour passer quelques infos sur Internet....

18h00 :
Rencontre avec les SDF qui ont installé un camp de tentes sur un terril près de Charleroi. Non relogés suite au campement du quai de Sambre. ils se sont installés depuis le 2 avril sur ce terrain appartenant àla ville. Depuis, une partie àété effectivement relogée, les autres s’organisent, et construisent une cuisine en dur et plantent des jardins potagers. En signe de solidarité, des marcheurs se mettent àbêcher une petite zone qui deviendra une nouvelle parcelle cultivée.

22h00 :
Après un repas offert par le Secours Populaire belge,
tout près du campement, nous repartons en convoi vers un gymnase où nous dormirons les prochaines nuits.
La soirée se terminera fort tard, le responsable du gymnase, par
ailleurs membre de la FGTB nous offrant la possibilté de goà»ter aux spécialités àbulles locales... ;-)

N° 04 Mardi 22 mai - MARCHE A TRAVERS LILLE
La Marche est rejointe par un marcheur brésilien et deux japonais !

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN :

11h00 :
Après une courte AG, nous partons en convoi pour Lille.

12h30 :
Arrivée àla Maison De Quartier de Wazemmes. Un repas nous attend, préparé par une association de femmes du quartier. Un SDF du secteur nous fait un mini récital de chansons satiriques de sa composition.
Suit ensuite la projection du documentaire "Le Chômage a une histoire". Un débat était programmé àla suite de la projection, mais n’a pu avoir lieu faute de temps.

16h15 :
Départ de la traversée de Lille, en manifestation, jusqu’àla Halle au Sucre, où nous passerons la soirée. Les sans-papiers du CSP59 forment une grosse partie des troupes, mais nous quitteront malheureusement pour aller àune réunion au moment où la marche s’arrête quelques dizaines de minutes, le temps pour qu’une délégation des marcheurs et des membres d’AC Nord Pas de Calais soit reçue àla DDTEFP.
Petit dètail cocasse lors de cette manif : Alors que c’est la municipalité de Lille qui nous invite pour le "repas" du soir, elle semble toutefois ne pas avoir trop confiance en nous, au vu du détachement de policiers qui s’est interposé entre nous et la mairie lorsque nous sommes passés devant... %-)
20h00 :
Oui... enfin lorsque nous parlions de repas, il s’agit plutôt d’un buffet, avec petits fours et sandwiches. Enfin, il y a du choix et la quantité, donc personne ne s’est vraiment plaint.
Pendant le débat (que j’avoue ne pas avoir très suivi, mais je ne pense pas avoir raté quelque chose de fondamental), arrivée de nouveaux marcheurs : Anselmo, le brésilien du Mouvement des Sans-terre que beaucoup d’entre nous connaissent déjàet deux représentants des SDF d’Osaka, au Japon.
Avant même le passage de frontière, la marche devient vraiment internationnale !

23h00 :
Ce soir nous dormirons àl’Hotel Formule 1 de Lesquin, ville bien connue pour son centre de rétention...
A noter aussi qu’il faudra très probablement que nous changions notre programme de notre journée bruxelloise du 24 mai : Un des lieux où nous devions aller, la versions belge de notre "Ministère de la Crise du Logement" a été expulsé ce matin...

N°03 Lundi 21 mai - PREMIERE JOURNEE A ARRAS

LA CHRONIQUE DE JACQUES BELIN :

9h00 :
Paris, porte de la Chapelle. Point de regroupement, des marcheurs. Six voitures et mini-bus embarquent plus d’une vingtaine de militants de différentes orgas (AC !, No-vox, CdSL, Sud, Attac...) et origines (Paris, Clermont Ferrand...). Etant donné la longueur du chemin en autoroute, nous décidons de ne pas rouler en cortège.

11h30 :
Partis les derniers, nous arrivons en deuxième sur la "Place des héros"(!), sous le beffroi de l’ancienne mairie, où nous attendent les membres des associations de chômeurs de la région (AC !, Apeis, MNCP).

12h30 :
Repas dans un Foyer de Jeunes Travailleurs. Première petite présentation des différents organisations participantes, aussi bien celles des marcheurs que les locales. participants, aussi bien les marcheurs.

14h30 :
Mini manifestation vers la mairie, et rencontre d’une délégation avec une adjointe au maire. Pas de choses notables àse souvenir...

17h :
Retour àla place des Héros, où nous attendent les copains du MNCP de Bordeaux, qui nous rejoignent pour la suite des marches.
Départ en cortège de voitures, drapeaux aux fenêtres, vers Brèbières (près de Douai) où se trouve l’usine DELHPI en lutte depuis des années.
Cette société, membre deuxième équipementier automobile mondial et ancienne filliale de General Motors, est un bon exemple de la gestion globale par la délocalisation. Créé en 1996, elle a obtenu plusieurs millions d’euros de subventions àcondition d’embaucher pendant cinq ans.
Cinq ans et un mois après, elle commencait àlicencier et amorcer la délocalisation de l’usine vers la Hongrie et la Corée... Aujourd’hui, la plus grande partie des salariés sont partis (souvent incités par des gros chèques allant jusqu’à50000 euros) et les machines déménagées. L’usine doit fermer définitivement en juillet.
A noter qu’une autre usine de ce groupe a été fermée en février en Espagne.
Petit détail amusant au cours de notre arrêt : une voiture àl’autre bout du parking quasi-vide, avec un occupant àbord, éveille mon attention. Mon intuition se révelle bonne lorsque une deuxième arrive et dont l’occupant, après courte discussion avec le premier, s’approche de nous et se présente àcertains comme étant un RG... Bon signe, on commence às’intéresser ànous...

18h30 :
Retour àArras. Direction une citée en périphérie de la ville, où nous attendent les copains de la Confédératio Paysanne, qui nous préparent un barbecue. Avec de la nouriture fournie directement du producteur, comme d’habitude... :-).
Soirée sympa, si ce n’est qu’aucun habitant de la cité n’a daigné (ou osé ?) descendre pour nous rencontrer. Manque d’information en amont ?

22h00 :
Hébergement àl’auberge de jeunesse situé sur la grand place (dont l’éclairge nocturne est magnifique). Petit moment de détente avant que tout le monde aille se coucher petit àpetit. Seuls restent debout les membres de Canal Marches, occupés àmonter ce qu’ils ont tourné pendant la journée...

N°02 Lundi 21 mai – LES MARCHEUSES ET MARCHEURS ONT QUITTÉ PARIS LE MATIN

N° 01 Samedi 19 mai 2007 - SAINT DENIS / PARIS : LES PREMIERS PAS DE LA MARCHE VERS ROSTOCK

N° 00 Le 15 mai 2007 LES MARCHEURS VIDÉASTES SUR LE PIED DE GUERRE

Pour tout savoir sur les marches vers le G8 de Rostock et sur leurs Chroniques quotidiennes L’ÉQUIPÉE DES CHRONIQUEURS DE LA MARCHE Le Making Of, épisode 1 : Le Projet. La formation du groupe des chroniqueurs de la Marche Tenir chaque jour la Chronique de la Marche vers Rostock, par textes, photos, et vidéo. C’est le défi que se sont lancé une équipe de marcheurs. Ils et elles viennent de Bretagne, du Sud de la France, du Nord Pas-de-Calais, d’ÃŽle-de-France… Ils se sont rencontrés une première fois àParis les 9 et 10 mai 2007.

le site àvoir : http://www.infos-canalmarches.org/


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