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Belgique : un collectif demande le retrait de la réforme de l’allocation de garantie de revenu

vendredi 23 novembre 2007


De la part du Collectif Solidarité Contre l’Exclusion info@asbl-csce.be

Madame, Monsieur,

Sous la législature 2003-2007, le Gouvernement fédéral a modifié le calcul du complément de chômage octroyé aux travailleurs àtemps partiels. Cette mesure d’économie budgétaire pénalise principalement des femmes déjàen situation précaire.

Le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion asbl, le Comité de liaison des femmes, l’Université des Femmes, la FGTB Liège-Huy-Waremme, la FGTB Bruxelles ainsi que la CNE prennent aujourd’hui l’initiative de créer une plate-forme pour contribuer àfaire connaître les conséquences désastreuses de cette réforme et pour porter l’exigence de son retrait.

Nous vous invitons donc ày adhérer en souscrivant àl’appel ci-dessous, que ce soit en tant qu’organisation, qu’association ou àtitre individuel.

Vous pouvez adhérer àla plate-forme en signant le texte en ligne àl’adresse www.retraitdelareformeducomplementdechomage.be. La liste des premiers signataires sera clôturée et publiée sur le site le 20 décembre 2007.

Pour plus d’informations, voir le dossier sur la réforme en ligne sur le site ou contacter le Secrétariat de la Plate-forme, assumé par le Collectif Solidarité Contre l’Exclusion asbl (contact.rragr@asbl-csce.be - 02/218.09.90 Plate-forme pour le retrait de la réforme de l’Allocation de Garantie de Revenu - C/O CSCE asbl Rue Philomène, 43 - 1030 Bruxelles - contact.rragr@asbl-csce.be - 02/218.09.90 ).

Collectif Solidarité Contre l’Exclusion asbl

Comité de liaison des femmes

Université des Femmes

FGTB Liège Huy Waremme

FGTB Bruxelles

CNE

Plate-forme pour le retrait de la réforme de l’Allocation de Garantie de Revenu

1. Introduction

L’Allocation de garantie de revenus donne au demandeur d’emploi qui accepte un travail àtemps partiel la possibilité de conserver, outre sa rémunération, une partie de son allocation de chômage. De cette manière il gagne, en net, plus qu’une allocation de chômage. Cette mesure permet ainsi au chômeur de maintenir un certain niveau de revenu et constitue un incitant pour accepter la reprise du travail àtemps partiel.

En janvier 2004, le Gouvernement fédéral a adopté une réforme du calcul de l’Allocation de garantie de revenu, en vigueur depuis le 1er juillet 2005, qui exclut notamment les travailleurs àtemps partiels qui prestent moins d’un tiers temps de tout bénéfice de l’allocation. La nouvelle formule de calcul est très complexe, mais nous constatons maintenant ses effets concrets : si les travailleurs à4/5ème temps peuvent gagner jusqu’à. 2 euros par mois en plus, pour tou(te)s les autres, la réforme se solde par une perte mensuelle nette, qui peut atteindre 190 euros par mois.

Exemple 1 : Madame X, isolée, au chômage depuis deux ans trouve un travail dans le privé, àmi-temps (84 heures par mois), pour un salaire mensuel brut de 622 euros. Avant la réforme, une personne dans sa situation conservait un complément de chômage de 490 euros. A présent, avec la nouvelle formule de calcul de l’allocation, le même salaire ne lui donne plus droit qu’àun complément de 358 euros. Sa perte mensuelle est donc de 132 euros.

Exemple 2 : Madame Y, chef de ménage, au chômage après avoir perdu un emploi àtemps plein, trouve un emploi dans le secteur privé àquart temps (44 heures/mois) pour un salaire mensuel brut de 368 euros. Avant la réforme, une personne dans sa situation conservait un complément de chômage de 953 euros. Après, avec la nouvelle formule de calcul de l’allocation, le même salaire ne lui donne plus droit qu’àun complément de 763 euros. Sa perte mensuelle est donc de 190 euros.

Le Gouvernement visait àtravers cette réforme une économie de 39 millions d’euros. Nous savons maintenant qui fait les frais de cette économie : des travailleurs et des travailleuses en situation de précarité, dont les revenus sont très faibles. Dans 77% des cas, il s’agit de femmes, qui connaissent souvent des conditions de travail difficiles (horeca, distribution, maisons de repos commerciales, auxiliaires d’éducation...).

Alors que l’Union européenne avait proclamé 2007 « année de l’Egalité des chances  », une telle réforme nous paraît totalement contradictoire avec les ambitions annoncées en termes de lutte contre la pauvreté et la précarité, de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et d’autonomie financière et d’intégration dans le marché du travail.

2. Appel

Nous, citoyennes, citoyens, syndicalistes, associations, organisations, demandons au nouveau gouvernement fédéral de retirer la réforme de l’allocation de garantie de revenu. Celle-ci aggrave la précarité et les inégalités entre les travailleurs et s’avère désastreuse pour les travailleuses et les travailleurs àtemps partiel involontaire.

Dans le cadre du retrait de cette mesure, le gouvernement doit notamment s’assurer que la nouvelle formule de calcul réintègre les temps partiels qui prestent moins d’un tiers temps et que ces travailleurs puissent bénéficier du « bonus àl’emploi  ».

Etablir ou maintenir la protection sociale de tous ne peut se faire en diminuant la protection sociale de certain(e)s. Nous appelons l’ensemble des progressistes àconstruire un large front pour ce retrait de la réforme de l’Allocation de garantie de revenus, dans le cadre d’un engagement plus global contre la pauvreté et pour un encadrement public du marché du travail qui supprime les inégalités entre hommes et femmes plutôt que de les accentuer.

Pour souscrire àcet appel et adhérer àcette plate-forme, aller sur www.retraitdelareformeducomplementdechomage.be


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