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Les « recalculés  » rétablis dans leurs droits...

mais le compte n’y est pas !

mardi 4 mai 2004, par le réseau d’AC !


- le communiqué du réseau des collectifs d’AC !.

Le ministre de la cohésion sociale a annoncé le lundi 3 mai que les « recalculés  » seraient tous rétablis dans leurs droits àl’indemnisation chômage.

Les 35 chômeurs marseillais avaient devancé cette décision en faisant des recours en justice, suivis par plusieurs milliers d’autres chômeurs, les procès continuent àse succéder !

Du côté du MÉDEF et des syndicats, on est satisfait : le paritarisme est sauvé...

Le ministre pense, peut être, que les choses sont réglées... et pourtant le compte n’y est pas, mais vraiment pas !!! .

Ces règles de recalculs sont toujours existantes et appliquées concernant les chômeurs indemnisés depuis le 1er janvier 2003 : d’un côté des « recalculés  » rétablis dans leurs droits et de l’autre des chômeurs moins indemnisés. Il n’y a pas encore eu justice sociale  !

Les prochains excédents de l’UNÉDIC reviendront de droit au gouvernement pour un usage pas encore connu.

Les « réformés  » de l’ASS [1], régime sous tutelle du gouvernement, subissent de plein fouet une mesure autoritaire du précédent ministre, François Fillon, et cela malgré la promesse du Président de la République en avril dernier...

La majorité des chômeurs ne sont pas indemnisés ou renvoyés aux minima sociaux (RMI, ASS...) et l’on parle déjàde prochaines mesures de renforcement de contrôle des chômeurs, comme si vivre en dessous du seuil de pauvreté était un luxe, un choix !

Le patronat s’en sort bien, toujours grand gagnant des décisions gouvernementales, il n’y aura pas d’augmentation (par décret) des cotisations sociales pour renflouer le déficit de l’UNÉDIC, issu de la gestion calamiteuse des (mêmes) partenaires sociaux signataires d’accords minoritaires et régressifs.

Le compte n’y est pas !
La lutte continue...
... et la solidarité ne doit pas être un vain mot !

extrait d’un tract de la coordination Ile de France d’AC !

Système d’indemnisation UNÉDIC :
Les comptes ne sont pas bons !

La victoire des 35 « recalculé-es  » de Marseille est porteuse de grands espoirs pour les centaines de milliers de chômeurs. Maintenant, le retrait de l’agrément de février 2003 est fort attendu. Dénoncé comme injuste, inique, manifestation d’une violence économique et sociale inadmissible, le recalcul des allocations est remis en cause par une grande partie du monde syndical, politique et une majorité des salariés-es, tous ceux qui ont compris que l’arme du chômage est utilisée tant pour flexibiliser la main d’Å“uvre que pour maintenir les chômeurs sous l’aiguillon du besoin.

Les comptes ne sont pas bons !

Une refonte du système est urgente et nécessaire. Le déficit de l’UNÉDIC pour l’essentiel n’est qu’artifice comptable. Un trou creusé par ceux-làmême (le MÉDEF et ses alliés « syndicaux  ») qui aujourd’hui font semblant de s’effrayer de l’ampleur des dégâts. D’après le Tribunal de Grande Instance de Marseille : le résultat financier du régime d’assurance chômage était excédentaire de 1,3 milliard en 2000 - et aurait été de l’ordre de 220 millions en 2001 - lorsque la nouvelle convention a réduit volontairement les cotisations patronales et salariales constituant ces recettes. Le déficit actuel du régime résulte donc d’un acte volontaire que l’on ne peut qualifier d’imprévisible.

Les responsables doivent être les premiers payeurs : depuis des années, le gonflement des profits se fait au détriment des chômeurs et est alimenté par une restriction salariale généralisée. Si les cotisations doivent être augmentées, les entreprises doivent être contributrices àla mesure de leurs moyens et de leur capacité àdégager des profits. Les plus values financières empochées doivent également être considérées. Les banques qui perçoivent les intérêts sur la dette de l’UNÉDIC (près de 7 milliards) encaissent les bénéfices « collatéraux  » qui réjouissent les amis banquiers du MÉDEF.

Les A.S.S. doivent être maintenues et revalorisées.

Les propos tenus par Monsieur Chirac le 1 avril 2004 doivent être mis en Å“uvre dans les plus brefs délais. Plus généralement, l’Etat ne peut rester indifférent aux négociations des « partenaires sociaux  » A l’occasion de son bureau exceptionnel, il nous faut dire de nouveau une exigence ancienne : les chômeurs doivent être représentés de droit au Conseil d’Administration de l’UNÉDIC.

Avec les mesures d’urgence impératives - indemnisation de toutes les formes de chômage, le Smic pour toutes et tous avec ou sans emploi - àmoyen terme, il faut mettre au fond du débat public les questions d’économie générale. Comment faire pour que les gains de productivité, l’enrichissement séculaires de nos économies soient bénéfiques pour toutes et tous ?

Le partage des richesses articulé àune réduction du temps de travail est la seule solution politiquement supportable.

Plusieurs milliers de plaintes sont déposées dans toute la France, ne restez pas seul-e rejoignez-nous pour faire valoir vos droits !

Notes

[1Allocation Spécifique de Solidarité.


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