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Répression et violences policières àCannes

France

dimanche 16 mai 2004, par le réseau d’AC !


Lors de la manifestation qui a rassemblé 2 000 personnes àCannes ce samedi pour l’abrogation du protocole UNÉDIC, nous avons investi pacifiquement le Star
Cinéma au 98 rue d’Antibes où se déroulaient des projections dans le cadre du Marché du Film.

Tandis que des dizaines de personnes diffusaient des tracts dans la rue d’Antibes, une foule de manifestants stationnait dans le hall exigu de ce cinéma.

Alors que nous étions entrés en négociations avec la Mairie de Cannes et la direction du Festival afin d’obtenir des espaces d’expression durant le
Festival, une demi douzaine d’hommes ont tenté de pénétrer dans le hall du cinéma en frappant violemment àcoups de poings, de pieds et de coudes les manifestants présents.

Ils ne sont pas parvenus àentrer dans le cinéma en raison du nombre de manifestants sur place et sont alors revenus violemment àla charge, accompagnés d’une autre demi-douzaine d’hommes dont l’un, qui semblait être
leur chef, portait un talkie-walkie. Ces hommes ne se sont àaucun moment présentés en tant que policiers, ils étaient vêtus en civils et dépourvus de brassards de police, aucune sommation n’avait été faite.

Lors de leur troisième charge, ils ont été appuyés par une compagnie de CRS et ont investi le cinéma en frappant la plupart des manifestants présents, dont
plusieurs ont été blessés, notamment par les bris de verre lorsqu’ils ont été plaqués avec force sur les vitrines du cinéma par la violence de la charge
policière.

Les policiers ont ensuite procédé àl’expulsion des manifestants du cinéma, et ont continué àles frapper àcoup de matraques dans la rue, alors que ceux-ci
n’opposaient aucune résistance.

6 personnes au moins ont été interpellées puis mises en garde àvue, 5 personnes blessées dont 4 ont été conduites àl’hôpital.

De nombreux passants cannois sont prêts àtémoigner de ces faits inacceptables.

Nous protestons contre cette intervention policière manifestement illégale et particulièrement violente.

Nous sommes en lutte pour l’abrogation du protocole UNÉDIC qui nous élimine du régime d’assurance chômage et plus largement contre la précarisation.

Les annonces insuffisantes et non suivies d’effet du Ministre de la culture ne règlent rien.

Employer la police contre le mouvement des intermittents et précaires ne remplacera pas non plus une nécessaire réponse politique ànos exigences :

- l’abrogation du protocole UNÉDIC,
- une expertise indépendante approfondie de cette institution au fonctionnement parfaitement opaque,
- ... et l’adoption d’une réforme soutenable de l’assurance chômage.

Nous exigeons la libération immédiate et sans suite de nos camarades.

Depuis le théâtre des mutilés et des réformés àCannes, les intermittents et précaires coordonnés en lutte àCannes, le Samedi 15 mai 2004.


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