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Les chômeurs expulsés d’un terminal pétrolier

Argentine

mercredi 6 octobre 2004, par le réseau d’AC !


Argentine : nouvelle répression

Dimanche, àtrois heures du matin, àCaleta Olivia (province de Santa Cruz, Patagonie argentine), 180 gendarmes et policiers ont récupéré les installations du terminal pétrolier Termap, occupée depuis jeudi par 80 chômeurs. Il y a eu des affrontements violents, deux gendarmes ont été blessés et 36 piqueteros ont été arrêtés.

L’expulsion des piqueteros fut violente et rapide, elle a duré moins d’une demi heure. La récupération des installations a commencé àtrois heures du matin, quand 130 gendarmes du commando anti-émeute et 50 policiers se sont déployés pour commencer l’expulsion.

Quand les piqueteros se sont vus encerclés, ils ont contre-attaqué avec des barres de fer et des cocktails molotov. Un gendarme a été blessé àune jambe et un autre brà»lé aux jambes par l’explosion d’une bombe incendiaire.

Au final, 36 piqueteros ont été arrêtés, parmi eux huit femmes, qui s’ajoutent aux 15 de la dernière occupation de fin aoà»t.

15 personnes arrêtées l’ont été par ordre d’un juge fédéral, en raison de leur participation depuis jeudi, jour du début de l’occupation, àla coupà»re de la route nationale 3, qui a occasionné un monumental embouteillage entre Caleta Olivia et la capitale provinciale, Comodoro Rivadavia.

Autant l’opération d’expulsion de Termap que les arrestations produites pour la coupure de route ont été suivies par un procureur féderal. L’occupation de Termap est la troisième en deux mois. A chaque fois, la demande principale concernait des postes de travail dans les entreprises pétrolières.

Cette décision est fidèle au changement de stratégie concernant les protestations sociales impulsé par le gouvernement depuis que la nomination comme ministre de l’Intérieur de Aníbal Fernández.

La nouvelle stratégie du gouvernement

Pour les piqueteros, ce fut directement l’annonce de la « répression.  » Pour le gouvernement, seulement un changement de stratégie pour affronter la protestation sociale dans la rue.

Le point d’inflexion a été le 20 aoà»t dernier, quand l’actuel ministre de l’Intérieur, Aníbal Fernández, a été désigné àla tête des forces de l’ordre et a commencé àaugmenter la fermeté pour tenter de freiner les piqueteros.

L’expulsion des installations pétrolières de Termap àCaleta Olivia est un exemple clair de cette nouvelle politique.

Seulement 12 jours avant la prise de fonction de Fernandez, une occupation similaire de Termap avait duré treize jours et cessa sans violence, avec l’obtention de postes de travail. Cette fois ci, l’occupation n’a pas duré 48 heures.

Les portes parole de Fernández, ont assuré qu’il était « très satisfait  » par la manière par laquelle s’est terminé le conflit et, spécialement, « avec la vitesse avec laquelle a agit la justice  ».

« Le ministre a insisté sur le fait qu’il voulait en finir avec les protestations qui enfreignent le code pénal et qu’il n’allait pas permettre des prises d’entreprises, des coupà»res de routes totales ou des agressions àdes édifices publics  », ont ils ajouté.

Après 42 jours de gestion de Aníbal Fernández, on a enregistré les arrestations de Raúl Castells pour l’occupation d’un casino, des militants de Quebracho lors des incidents de la Place de mai et maintenant 36 détenus àCaleta Olivia.

Des membres du ministère de l’Intérieur insistent également sur le fait que deux coupures du Pont Pueyrredon ont été levées « Ã travers le dialogue et non par la violence  ».

De fait, le mouvement piquetero s’est divisé entre les « durs  » et les modérés, comme le Courant Classiste et Combatif (CCC) et un secteur des MTD Anibal Veron, qui négocient avec le gouvernement.

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