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Compte rendu de l’entrevue avec le groupe parlementaire du PS

critiques du projet de plan de coercition sociale

jeudi 7 octobre 2004, par le réseau d’AC !


Le mercredi 6 octobre àParis.

Le groupe parlementaire du PS avait demandé àrencontrer les associations de lutte contre le chômage et la précarité avant le prochain débat parlementaire sur le plan Borloo.

La rencontre a eu lieu dans les bureaux du PS au Palais Bourbon.

Y participaient :

- pour le PS : Jean LE GARREC et Patrick ROY, tous deux députés du Nord, assistés d’une secrétaire et de deux jeunes attachés parlementaires tirés àquatre épingles ;
- AC ! représenté par quatre membres du réseau ;
- CGT-Chômeurs avec trois membres ;
- MNCP avec deux membres ;
- APEIS était absente.

Le PS a souhaité d’emblée limiter l’ordre du jour àl’examen du seul volet « emploi  » du plan Borloo. Une proposition de rencontre sur les deux autres volets (logement et égalité des chances) nous sera adressée ultérieurement.

En l’absence d’un mouvement de contestation sociale d’ampleur sur le terrain et compte tenu du très lourd passif dans nos rapports avec le PS, une telle rencontre ne pouvait que présenter un intérêt fort limité.

Le principal intérêt pour nous a été de nous inciter àréfléchir et àmettre en forme notre appréciation, nos critiques et nos éventuelles contre-propositions concernant le plan BORLOO. L’argumentation qui a été développée se trouve dans ces deux articles : 1 et 2.

Les argumentations développées par la CGT-Chômeurs et le MNCP se sont appuyées sur les mêmes bases que nous. La CGT a très fortement insisté sur la nécessaire refonte de l’indemnisation solidaire du chômage.

Le PS a principalement cherché àdémontrer :

- qu’il était àl’écoute des questions que nous lui posions tous.

  • Soit pour les prolonger dans le « débat parlementaire  ». Pour nous le plan Borloo n’est pas amendable, et il doit donc être rejeté en bloc. Pour eux le débat parlementaire peut forcer àdévoiler des « non-dits  » du texte du plan : par exemple quid du détail du mécanisme de « sanctions graduées  » àl’encontre des chômeurs.
  • Soit pour préparer la bataille contre les retombées sur le terrain de l’application du plan. Par exemple : que vont faire des élus « de gauche  » dans des municipalités chargées de piloter la mise en place des « contrats d’avenir  » et des « maisons de l’emploi  » ? Accompagner (« la loi est la loi, et on ne peut refuser de l’appliquer  ») ? S’y opposer (mais sur quelles bases, avec qui, comment) ?

- qu’il était moins « pourri  » que nous le prétendions (en réponse aux mises en cause par nous des déclarations de Jospin àla fin du mouvement des Chômeurs, de l’agrément du PARE-PAP...), et que c’est vrai des erreurs avaient pu être commises (...).

Il a tenu par ailleurs àaffirmer qu’il était d’accord avec le principe démocratique de représentation des principaux intéressés (chômeurs et précaires) dans les négociations pour la refonte de l’assurance chômage, et dans les institutions qui doivent en résulter.

En conclusion, le PS nous reproposera :

- un autre rendez-vous pour faire le point après le premier passage àl’Assemblée ;
- un autre rendez-vous pour discuter des deux autres volets du plan BORLOO.

compte rendu rédigé par Michel d’AC ! Rhône.


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