Empêchons la fermeture du local de l’Association pour la Liberté des Femmes

Irak
samedi 7 février 2004
par  le réseau d’AC !

dans la ville de Suliemayah...

Apres 35 années d’oppression et de guerre déclarée du régime Baath contre les femmes, après les milliers de « meurtres d’honneur  » perpétrés dans le Kurdistan irakien sous les yeux des forces gouvernementales et d’ailleurs régulièrement orchestrées par ces dernières, après 9 mois de guerre sanglante ; d’horreurs, et d’insécurité pour les femmes ; l’Asssociation pour la Liberté des Femmes en Irak (OWFI) n’acceptera aucune violation du droit qu’ont les femmes de pouvoir s’organiser entre-elles dans des mouvements sociaux et politiques pour lutter pour l’égalité des sexes. Il
n’y aura aucune forme de tolérance envers les ennemis des femmes, dont les atrocités ont atteint leur sommet avec la décapitation de leurs corps par les Fedayeen de Saddam. Sur la base de notre organisation, l’Association pour la Liberté des Femmes en Irak s’est immédiatement affirmée comme la première àdéfendre tous les droits des femmes. Partout dans le monde, des personnes ont pris connaissance des agissements de l’OWFI et se sont familiarisés avec notre lutte pour le droit des femmes. Par millions, des personnes éprises de liberté en Irak et àl’ étranger ; àNew York, àLondres et partout dans le monde ont sympathisé avec nous. Inquiet de cet
popularité, l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) a menacé, par deux fois durant le mois de décembre, de fermer notre local dans la ville de Suleimaniyiah, avec des prétextes ridicules, qui contredisait leur
soi-disante rhétorique en faveur de la construction de la démocratie.

Les forces de sécurité de l’UPK ont menacé les activistes de l’OWFI d’interdire leur activité politique et ont réclamé des autorités locales qu’elles n’accordent pas de statut légal àl’association, leur interdisant ainsi d’exercer leurs activités àSuleimaniyah. L’OWFI demande àl’ UPK d’arrêter d’attenter àleur droit de réunion et leur rappelle leur attaque en 2000 quand ils ont fermé le centre pour la protection des femmes dans la même ville qui s’est terminé par le meurtre et la torture de plusieurs femmes qui s’étaient justement réfugiées dans ce centre afin d’échapper au « meurtre d’honneur  » et àla violence familiale. Nous appelons les groupes qui militent en faveur de la liberté àsoutenir la lutte du Mouvement des Femmes en Irak et àdemander aux autorités locales d’arrêter leurs obstructions ànotre activité pour une amélioration du statut des femmes en Irak. Notre organisation déclare cette ère comme la fin de toute oppression contre la liberté des femmes et de leur activité politique. Nous prévenons les ennemis des femmes de ne pas tenter de saboter notre activité politique et notre lutte pour sauver les femmes de la situation horrible qui leur est imposée par les politiques réactionnaires des partis politiques et la milice du
gouvernement.

Association des Femmes Libres d’Irak Le 22 décembre 2003.

Source