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Occupation du Parti Radical par des mal-logés

Ile de France

samedi 9 avril 2005, par le réseau d’AC !


A la veille des 20 ans de la politique de la ville, le collectif mal-logés en colère a occupé tout l’après-midi du 7 avril le siège du Parti Radical, 1 place Valois àParis, auquel vient d’adhérer Jean-Louis Borloo. Après les occupations de l’ANRU, de l’école de rénovation urbaine et de la Délégation interministérielle àla ville, nous
demandions ànouveau un rendez-vous avec Borloo, qui se vante partout de sa politique au niveau du logement. Nous sommes partis après avoir obtenu l’engagement écrit du Président du parti radical de nous obtenir un rendez-vous avec le ministre de la cohésion sociale.

Le 8 avril au palais des Congrès, ministres, politiques de tous bord et institutions ont jugé bon de commémorer vingt ans de politique de la VILLE. Vingt ans de politique de droite ou de gauche pour quels résultats ?

Une augmentation générale des loyers, une hausse constante du nombre de demandeurs de logement, des pauvres repoussés de plus en plus loin : d’abord aux périphéries de Paris, puis en grande couronne, et même celle-ci devient inaccessible aux bas revenus : des villes comme Mantes
la Jolie, les Mureaux, Corbeil ou Evry ont décidé elles aussi de détruire les logements sociaux qui ont servi de réserve àmiséreux pendant des dizaines d’années.

La politique de la Ville actuellement, c’est avant tout la destruction programmée de 250 000 logements sociaux par l’agence nationale de rénovation urbaine et moins d’un tiers des logements construits accessibles aux SMICcards et àceux qui ont moins.

Que reste-t-il àceux qui n’ont pas les moyens d’avoir un logement dans le privé : la précarité totale du logement, l’alternance entre un hébergement chez un proche, une sous-location occasionnelle, un foyer d’urgence, un hôtel, un squat vite expulsé, ou le trottoir.

Nous sommes des dizaines de milliers, contraints de changer d’adresse tous les 3 mois, et en conséquence d’assistante sociale ou d’école pour les enfants, des dizaines de milliers àêtre de fait demandeurs de logement depuis des années mais toujours nouveaux arrivants dans les communes où nous échouons provisoirement.

Nous sommes des habitants de nulle part àqui aucune collectivité ne veut attribuer un logement (assez de pauvres chez moi, merci bien ).

Aujourd’hui, droite et gauche sont d’accord pour dire que le mieux qui puisse nous être réservé, ce sont des logements précaires, maison relais ou pensions de famille.

Depuis vingt ans , c’est la solidarité ou la rue : les relogements gagnés le sont par la lutte.

A Mr Borloo qui est fier d’offrir comme premier contrat d’avenir un emploi de travailleur dans un centre d’hébergement d’urgence, avouant ainsi s’il n’a aucune intention d’en finir avec la crise du logement, nous promettons donc occupations et harcèlement quotidien !

Le collectif des mal-logés.

- Réunion tout les dimanches à15 h.
- tél. : 01.40.09.27.49.


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