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Réponse de Robert Hue

lundi 22 avril 2002, par le réseau d’AC !


PRÉSIDENTIELLE 2002
CONSEIL DE CAMPAGNE DE ROBERT HUE

Coordinateur de campagne
Nos réf : FM

Paris, le 9 avril 2002

Mesdames, Messieurs les membres du secrétariat d’AC !

Roben Hue a lu avec beaucoup d’attention votre interpellation des candidats àl’élection présidentielle et il vous remercie de contribuer, avec votre originalité, àla mobilisation pour l’emploi, contre les licenciements, le chômage et la précarité, pour un revenu décent et pour de nouveaux droits pour les salariés, les citoyens. Il m’a chargé de vous faire ses propositions pour l’emploi que vous voudrez bien trouver jointe àce courrier [1].

En vous remerciant pour votre sollicitation, je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les membres du secrétariat, en mes très sincères salutations.

Jean-Paul Magnon.

info portfolio

Fac-similé du courrier

Notes

[1Notre priorité : construire une société sans chômage.

La lutte contre le chômage, contre les licenciements et la précarité constitue le coeur de la campagne du candidat communiste. Robert Hue propose d’éradiquer le chômage et d’éliminer la précarité.

Les communistes et leur candidat veulent mettre fin aux politiques de bas salaires et àla sous-qualification c ui frappent d’abord les jeunes et les femmes. Tout cela est source de chômage massif durable. C’est pourquoi nous voulons décréter ici et maintenant, sans attendre le bon vouloir de la B.C.E., une nouvelle politique économique et sociale àgauche.

Nous proposons de construire une Sécurité d’emploi et de formation. Plus une femme, plus un homme ne doit se trouver contre son gré en situation précaire ou d’exclusion. Je dis que tout actif résidant en France, quel que soit son âge, a le droit àun emploi stable, correctement rémunéré et évolutif ainsi qu’a la formation tout au long de sa vie. Cela exige de nouveaux droits fondamentaux de l’individu : ceux de sa libre mobilité, durant sa vie active, entre emploi et formation librement choisis, dans la sécurité d’un bon revenu et de droits garantis pour lui et ses proches. Revenu de formation quand il est en formation, salaire quand il est dans l’emploi. Pour atteindre ses objectifs Robert Hue propose àla fois des mesures d’urgence mais aussi des réformes structurelles.

Sur le PARE.

Fondamentalement le PARE est un outil pour obliger les salariés àaccepter n’importe quel emploi, àn’importe quelles conditions, quelque soit sa qualification et son expérience professionnelle . Il culpabilise les chômeurs. C’est inadmissible. Ce sont les entreprises qui sont responsable des licenciements. Et cela ne résoudra pas le problème de difficulté de recrutement que rencontre les entreprises et qui sont liées d’abord aux conditions déplorables de salaires et C l’insuffisance des dépenses de formation de qualité.

Les parlementaires communistes ont été les seuls àvoter contre le PARE, en accord complet avec leur engagement déterminé pour une refondation de progrès social de l’Unedic. Nous pensons que toutes les actions doivent être entreprises afin de l’abroger, y compris les recours en justice.

Pour sa part, Robert Hue propose une loi-cadre de réforme de l’Unedic et de l’indemnisation du chômage. A l’opposé de la logique régressive du PARE, cette loi viserait àaméliorer sensiblement L’indemnisation des chômeurs, favoriser le libre retour àl’emploi, y compris avec une formation choisie ; refonder l’Unedic et le service public de l’emploi en concertation avec tous les acteurs, syndicats et associations de chômeurs notamment. Il propose aussi pour permettre une réelle insertion dans l’emploi choisi en toute liberté par les sans emploi une loi cadre développant radicalement le droit àla formation pour chacun-e tout au long de la vie. Les moyens mis àla disposition des personnes en formation, notamment en matière de revenu, devront corriger les énormes inégalités qui existent en ce domaine, dans un progrès pour tous, ainsi qu’une loi de conversion des minima sociaux en soutien àl’accès àl’emploi. En 2007, il ne devrait plus y avoir de gens sous minima sociaux contre leur propre gré. A chacune sera proposé un emploi ou une formation de longue durée choisis améliorant sensiblement son revenu effectif et ses perspectives individuelles.
On peut proposer, pour permettre un retour àl’emploi effectif et choisi, une loi-cadre instituant de nouvelles missions du secteur public. Elle fera inscrire l’emploi et la formation, comme mission prioritaire nouvelle au-delàdes missions traditionnelles de service public, et une nouvelle oi sur la réduction du temps de travail. Elle viserait àencourager la création d’emplois, l’amélioration des conditions de travail, l’effort de formation professionnelle et continue consenti par les entreprises.

Sur les revenus dont les revenus des jeunes.

Il faut agir pour faire progresser l’ensemble des revenus que cela soit les salaires, les retraites ou les minima sociaux. Ils sont tous largement insuffisant. Il convient de réunir l’ensemble des acteurs concernés (syndicats, association de chômeurs et caritatives, élus, représentant de l’Etat, employeurs...) pour définir le niveau de revenus au-dessous duquel nous trouvons intolérable de vivre. Le seuil de pauvreté est plus bas en France que dans le reste de l’Union européenne. Il convient de le redéfinir et porter dans un tous les revenus minima au moins àce niveau. Mais cela ne saurait suffire. L’objectif est que le Smic constitue une référence pour l’élaboration tes revenus.

Les parlementaires communistes sont les seuls àavoir déposé une proposition de loi sur ce sujet. Robert hue propose qu’une loi crée une allocation mensuelle d’autonomie de 700 €uros pour chaque jeune de 18 à25 ans. Elle sécuriserait leur parcours de la formation initiale jusqu’àl’insertion dans l’emploi stable et correctement rémunéré. Elle comporterait aussi des droits spécifiques d’accès au logement, aux transports collectifs et àla culture.

Dans le plan d’urgence de lutte contre les inégalités que propose Robert Hue, une des mesures les plus impo4ante est le plan de rattrapage des bas salaires et du SMIC. Il serait mis en oeuvre dès le 1er juillet, avec une augmentation du Smic de 10 % avec comme objectif de le Smic à1 372 €uros (9 000 francs) au cours du quinquennat. Les retraites seraient portées rapidement à75% du salaire des dix meilleures années.

Enfin, dès le 1er juillet 2002, les minima sociaux devraient être portés au niveau du seuil de pauvreté. Dans ; le cours du quinquennat, l’ASS et le RMI réformés devraient être augmenté de 50 %. Cette mesure devrait être accompagnée de dispositions, notamment en matière de logement et <le transports, pour encourager les titulaires de minima sociaux souhaitant travailler àaller en emploi ou en formation choisis. Nous proposons de doubler le rendement de l’impôt sur la fortune pour financer de telles mesures.

Sur les licenciements.

L’action des communistes et de leur candidat contre les licenciements s’inscrit dans la durée puisque, pou] ne rappeler que cela, nous avons été àl’instigation de nombreuses manifestation’ pour l’emploi, notamment après les plans de licenciements de Michelin en 1999 et dernièrement au moment de la vague de suppressions d’emplois àDanone, Mark’s et Spencer... les manifestations àCalais, Paris...

Les parlementaires communistes ont été àl’origine, en lien avec le mouvement social, d’importants amendements anti-licenciements dans la loi de modernisation sociale. Les articles 101 et 106 de la loi permettent un nouveau droit d’opposition, de suspension et de contre-propositions alternatives sur l’emploi des Comités d’entreprise et restriction de la possibilité de (« licenciements boursiers  », ce dernier élément ayant été annulé par le Conseil constitutionnel.

Mais nous ne voulons pas en rester là. Pour faire respecter dans la vie le droit constitutionnel àl’emploi et celui d’intervention dans les gestions, nous proposons compléter la loi de modernisation sociale par une extension des droits de contre-proposition aux salariés des PME ; une restriction de la définition des licenciements économiques pour proscrire tout "licenciement boursier" ; un accroissement des moyens effectifs pour responsabiliser les entreprises sur l’emploi et la formation. Et dans le même temps l’élaboration nous proposons une nouvelle Loi tendant àdévelopper les droits d’intervention, de contre-proposition et de concertation d s salariés pour infléchir et changer les gestions des entreprises.

Sur la précarité

Il s’agit de faire reculer ce mode de gestion de l’emploi. C’est pourquoi une loi-cadre de conversion de tous les emplois précaires en emplois stables et correctement rémunérés d’ici à2007. Pour remettre en oeuvre cette loi-cadre, les dispositions législatives concernant la réduction du temps de travail devront être révisées tandis, que l’accès àla formation qualifiante de longue durée sera facilitée. Les entreprises seront incitées àse responsabiliser face àces exigences.

Sur les transports.

Sous l’impulsion des élus communistes dans certaines régions (et du ministre des transports), de premières mesures tarifaires pour les chômeurs (et les jeunes) ont été obtenues. Cela reste insuffisant. C’est pourquoi il faut généraliser àtout le pays les tarifications spécifiques jusqu’àla gratuité) pratiquées dans ces régions en faveur des lycéens, des étudiants, des chômeurs et des précaires.

Sur la sécurité.

La violence, l’insécurité ne sont pas des sentiments mais des réalités qui rendent parfois insupportable la vie de nos concitoyens. Si, ces dix dernières années, la situation s’est fortement dégradée, on le doit au fait qu’aucun gouvernement n’a traité le problème dans toutes ses dimensions et en y consacrant les moyens nécessaires.

La violence, l’insécurité ont àvoir avec la violence d’une société injuste où les richesses côtoient la ségrégation, la pauvreté, la précarité et le chômage. Mais elles sont aussi le résultat d’actes intolérables qui mettent en cause la responsabilité individuelle de leurs auteurs et dont les premières victimes sont les jeunes, les femmes et les personnes âgées. Ne pas les tolérer, c’est aussi refuser que les agissements insupportables de quelques-uns soient exploités pour mettre en accusation une jeunesse qui aspire àvivre dans la tranquillité et le respect.


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