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Une demande d’aide àla mobilité enfouie dans un tiroir de l’ANPE

bulletin trimestriel n°16

dimanche 1er janvier 2006, par AC ! Flers


" A la recherche d’emploi, j’ai répondu àune offre correspondant àmes besoins en région parisienne. Je suis allée àune agence de l’ANPE où j’ai rencontré Mme J.R. àqui j’ai demandé une aide àla mobilité comme cela est prévu dans les mesures gouvernementales. Une lettre de cette agente ANPE, en date du 28 septembre 2005 m’a demandé les justificatifs de frais engagés.

Le 21 novembre, avec mes propres moyens, je me suis donc rendue en région parisienne pour commencer mon travail en CDI. Bien entendu pour me loger et me nourrir j’ai également dà» me débrouiller par mes propres moyens puisqu’aucune aide d’urgence ne m’avait été accordée ou proposée.
Ce même jour, le 21-11-05, j’ai faxé une copie de mon contrat de travail et des billets de train utilisés pour me rendre àmon travail àl’ANPE de Flers. Près de trois semaines plus tard, le 9-12-05 je n’avais toujours aucune nouvelle concernant ma demande.

Le 10 décembre, j’ai fait remettre àl’ANPE de Flers une lettre expliquant ma situation et le double de cette lettre au responsable AC ! de Flers. Ce responsable AC ! a pris un rendez-vous avec la sous-directrice pour le 19-12-05.

Cette rencontre a permis àmon dossier de ressortir d’un tiroir de l’ANPE pour être diligenté le soir même àl’ASSEDIC qui est l’organisme payeur de ces aides. Le 20-12-05 le responsable AC ! est allé en personne àl’ASSEDIC pour s’assurer que le dossier était bien arrivé.

Reçu par le sous directeur, celui-ci l’a informé que ce dossier ne pouvait être chiffré faute de documents concernant notamment un prix de loyer et le montant de la caution. Il a fini par ajouter que la présentation d’un devis pourrait suffire àdébloquer la situation ... àcondition toutefois que des fonds soient encore disponibles àl’ASSEDIC.

Ce même jour le responsable d’AC ! m’a téléphoné pour me demander de voir un bailleur pour faire un devis et l’envoyer rapidement àl’ASSEDIC pour, peut-être, enfin recevoir l’aide àlaquelle j’ai droit.

Sans le secours d’AC !, il n’y a pas de doute que le dossier serait encore dans les tiroirs de l’ANPE de Flers et que j’attendrais en vain une aide qui ne se serait peut-être jamais concrétisée. "

Commentaire d’AC ! :

Affaire àsuivre avec attention. Si d’ici la fin de l’année notre travailleuse n’a pas obtenu satisfaction, il y a de fortes chances que nous organisions une action pour que ses droits ne soient pas bafoués. Cet épisode est malheureusement typique et révélateur d’une situation malsaine où les effets d’annonce d’un gouvernement qui prétend faire du retour àl’emploi sa priorité ne sont pas véritablement suivis d’effets faute de véritable volonté politique et de moyens. Il est malaisé de déterminer si les exigences tatillonnes, le manque de suivi des dossiers (pour ne pas dire leur enterrement) et la longueur des délais sont dus àde simples problèmes d’incapacité ou de négligence ou àune politique délibérée de faire des " économies " aux dépens des ayants droits qui ne sont pas farouchement déterminés àfaire respecter leurs droits avec le concours d’associations comme la nôtre.


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