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Occupation de la CFDT... l’Euromayday, c’est parti !

Wednesday 20 April 2005, by le réseau d’AC !

Prochains rendez-vous :

- AG de l’EuroMayday àla CIP-IDF, les mercredis à18 h 30 (14 quai de Charente àParis - M° Corentin Cariou).
- Rendez-vous dimanche 24 avril à15 h devant la cité de la musique de la Villette pour une promenade collective avec fanfare, tracts, pochoirs, et toutes nos inventions.
L’EuroMayDay tisse aussi ses réseaux dans la rue, dans les parcs. Musique, discussion, échanges, et plus encore !


La CFDT refuse le dialogue avec les précaires : oui mais l’EuroMayDay est bel et bien lancé !

Le rendez-vous était donné : 19 avril 2005, à13 h place de la République pour lancer l’EuroMayDay 2005. Une centaine de précaires, d’intermittentEs, de chômeursES, d’étudiantEs, de migrantEs a répondu présentE. On discute, on se fait la bise, des têtes nouvelles, d’autres moins... On attend les retardataires, on a le temps ...

13 h 45, c’est le départ on prend le métro, gratuitement évidemment, mais pas pour longtemps... Belleville, les couloirs, les escaliers, l’escalator et hop on fonce àl’intérieur du siège de la CFDT... Et là, on le constate tout de suite, on n’est pas les bienvenuES !

Une standardiste zélée tente d’appeler la sécurité, quelques gros bras tentent de s’interposer ou de bloquer les portes et ascenseurs mais notre puissance collective rend vaines ces oppositions parfois violentes mais
toujours méprisantes. Pendant plus d’un quart d’heure, difficile d’évaluer dans l’action, on fait la mêlée, on pousse pour passer au 1er étage tout en essayant de faire comprendre aux videurs de la CFDT que leur réaction est
inutile... Nous leur démontrons mais d’autres syndicalistes nous attendent aux 1er, impossible de rentrer dans les couloirs, on monte, scène similaire
àd’autres étages, jusqu’àce qu’on découvre la cafétéria...

On y rentre (une soixantaine) mais d’autres sont bloquéEs, du moins on s’en aperçoit un peu plus tard. On s’installe, toujours sur nos gardes, les gros bras aux chasubles et autocollants CFDT (et aussi affichant leur « Oui au TCE ») sont derrière la porte... AG spontanée, quelques interventions, on décide qu’une
délégation de la direction CFDT doit venir nous rencontrer car nous avons des questions précises àleur poser et des suggestions àleur faire, notamment sur le prochain accord UNEDIC... On le communique àcelles et ceux qui sont descenduES pour se regrouper àl’angle du boulevard de la Villette et de la rue de Belleville. Ils se mettent en contact avec d’autres gros bras ayant reconquis avec fierté et sens du devoir accompli leur territoire.

La réponse arrive quelques instants : « non, allez occuper vos employeurs »... Aller voir nos employeurs... ça serait une idée aussi mais on est ici et on décide d’y rester... On crie des slogans aux fenêtres, les passants lèvent les yeux au ciel, voient la banderole et des précaires motivéES et nous font souvent des signes de la main.

Changement d’ambiance, la police arrive... Cinq ou six camionnettes, remplies d’hommes, au moins ils ne sont pas venus làpour nous embarquer...

On apprend que leur dirigeant monte pour nous rencontrer. Le temps de monter les étages (pas vite) et il nous communique que la CFDT exige la fin de notre occupation, nous lui rappelons notre exigence de dialogue et nous lui
indiquons quelques noms parmi les plus concernéEs (Annie Thomas, par exemple...) de la direction syndicale.
Il revient, accompagné des gros bras et d’autres de la CFDT, toujours aussi antipathiques envers nous... Ils nous encerclent mais pour mieux pouvoir parler avec nous, nous disent-ils avec leur humour irrésistible... Malgré
tout, plusieurs parmi nous leur posent des questions sur leur prochain accord ASSÉDIC, on leur rappelle les multiples conséquences, souvent dramatiques, de leur dernier accord avec le MÉDEF sur nos vies, on leur
parle de nouveaux droits, de la représentativité.

La plupart nous rit au nez, d’autres semblent un peu plus gênés, mais aucune prise ne compte de nos interventions, àpart quelques quolibets ou autres mystifications. Puis, ils nous disent clairement qu’ils ne veulent plus poursuivre cette « discussion », àvrai dire nous non plus ! Mais bon on parle entre nous, ils se sont rapprochéEs de nous, ça presse un peu mais sans plus.

Nouveaux slogans... On décide de sortir mais on exige que les escaliers soient dégagés, on ne sait jamais certains de ces gros bras manquaient vraiment d’humour et d’ampatie... On assiste àun mouvement incroyable du SO
syndical, type les légions romaines dans Asterix et Obelix, qui partent àdroite, àgauche, puis prennent les escaliers. Une fois dégagés, enfin presque car àchaque étage nous aurons l’occasion de saluer distinctement
quelques un de nos « hôtes » restés àchaque palier pour marquer leur territoire, on sort tranquillement en lançant plein de slogans et en restant devant l’entrée du siège de la CFDT. Ils nous poussent, on résiste un peu,
puis on se met sur le trottoir, on parle avec les gens nous interrogeant sur notre action. On parle des sans papiers, on rappelle les prochains rendez-vous (demain àla CIP-IDF à18 h 30, AG publique) et une partie des
activistes se dirige vers le CICP pour aller rencontrer et soutenir les sans papiers du 9ème collectif, précaires des précaires. Voilàmoi je me suis arrêté làdonc impossible de vous en dire plus sur la suite de la journée.

Aujourd’hui journée de lancement de l’EuroMayDay nous avions donc décidé d’occuper la CFDT car ,avec son compère le MEDEF, la CFDT s’apprête fin 2005, dans le cadre de la renégociation de la convention UNÉDIC, àréduire encore les droits des chômeurs et àentériner la destruction programmée du régime d’indemnisation des intermittents.

Leur réaction face ànotre occupation est une nouvelle confirmation des choix de la CFDT (du moins de son immense majorité...) : très disponible pour discuter et approuver les mesures du MÉDEF et des gouvernements, totalement indisponible pour entendre les revendications sociales - et encore plus celles en provenance de la précarité - expressions des luttes, des espoirs, des désirs...

Et c’est aussi pour cela que l’euromayday existe car il est urgent d’agir et de rendre visible les réalités toujours plus massives des travailleurs, flexibles, migrants, mobiles, intermittents, précaires.

MayDay ! MayDay ! MayDay !

Prochains rendez-vous :

- AG de l’EuroMayday àla CIP-IDF, les mercredis à18 h 30 (14 quai de Charente àParis - M° Corentin Cariou).
- Rendez-vous dimanche 24 avril à15 h devant la cité de la musique de la Villette pour une promenade collective avec fanfare, tracts, pochoirs, et toutes nos inventions.
L’EuroMayDay tisse aussi ses réseaux dans la rue, dans les parcs. Musique, discussion, échanges, et plus encore !

par Ludo - HNS-info

- L’EuroMayDay c’est aussi par ici...


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